LA REVALORISATION


De quoi s'agit-il ?

Depuis 2013, le Certificat de Capacité d'Orthophoniste s'obtient à l'issue de 5 ans d'études. Pour autant, les orthophonistes ne sont pas reconnus dans l'ensemble de leurs milieux d'exercice à leur juste valeur : ils sont payés bac+3 à l’hôpital alors qu’ils ont un bac+5.

Cette non reconnaissance a de nombreuses conséquences: 

-Désertion des postes en hôpital 

-Pénurie de maîtres de stage pour les étudiants

-Perte de compétences pour les orthophonistes

-Pour les patients : des cabinets libéraux surchargés avec des patients qui ne peuvent être soignés en hôpital, attente longue…

Les orthophonistes et étudiants en orthophonie se mobilisent et essayent de faire changer les choses, mais c'est sans grand résultat pour le moment. 

Pourquoi les étudiants doivent-ils se mobiliser? 

Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et plus l'impact sera grand sur ceux qui peuvent faire changer les choses.

Se mobiliser, ce n'est pas seulement manifester. C'est aussi se rendre visible sur les réseaux sociaux, en parler autour de soi etc.

A Tours, l'engouement est grand et le rapport étudiants-professionnels facilite le dialogue au sujet de la revalorisation. 


ActUALITés récentes

28 MAI 2018 : Rencontre des représentants de la FNO avec Mme Buzyn

 

 

 

 

En résumé :

 

Pour la première fois depuis 6 ans, un dialogue est né entre la ministre de la santé et les orthophonistes.

Les représentants de la FNO ont donc pu exposer les problématiques liées à la non reconnaissance de leur profession. 

Agnès Buzyn tente de rassurer les orthophonistes en leur promettant une réforme de leur profession, en vain. 
Ce qui serait bénéfique pour lutter contre la désertion des orthophonistes en hôpital et "l'engorgement des cabinets en libéral" serait un travail conjoint du ministère et des orthophonistes.

Ces derniers ne pourront être rassurés tant que des actions concrètes ne seront pas mises en place par ministère, actions naissant d'une réelle entente entre ce dernier et les orthophonistes, qui doivent être écoutés et compris.

Cette rencontre est donc "un préalable" et non "une réponse en soi", la problématique avance mais n'est toujours pas résolue. 


 

 


10 AVRIL 2018 : Question orale de Mme Sophie Auconie à Agnès Buzyn

Mme Sophie Auconie, députée d'Indre et Loire a posé une question à Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé concernant l'accès aux soins en orthophonie. 
Mme Sophie Auconie : "Il est temps que nous nous préoccupions du mal-être des orthophonistes salariés, et plus particulièrement des professionnels de la fonction publique hospitalière. En cause : le maintien de la non corrélation de leur salaire avec leur niveau d'études et l'inefficacité de la prime prévue par GHT." (Prime promise aux orthophonistes débutant dans la fonction hospitalière afin de les pousser à y rester, afin de pallier le manque d'orthophonistes dans ce milieu)

Mme Sophie Auconie :  "14 ans pour qu'un orthophoniste (...) atteigne 2000€ nets par mois. L'écart avec les autres professions de la fonction publique hospitalière est criant au même niveau de qualification BAC+5. Les démissions en nombre dans le secteur salarié ont pour conséquence directe le report de charges sur les autres orthophonistes libéraux.

Rencontrerez-vous personnellement les représentants de la profession qui le demandent? 

Pourra-t-on enfin leur proposer une rémunération à la hauteur de leur diplôme et ainsi permettre un véritable accès aux soins orthophoniques pour tous les patients?"

Mme Agnès Buzyn: " En 2016, un plan d'action a été lancé pour renforcer l'attractivité de l'exercice hospitalier des filières de la rééducation et pour cela certaines professions (...) ont vu se voir attribuer une prime de 9000€ pour l'exercice hospitalier. De plus, (...) pour les orthophonistes (...) leur nouvelle grille indiciaire aboutira à une augmentation salariale moyenne de 17%." 

"Concernant la revalorisation, elle touchera tous les corps de toutes les fonctions publiques et pas seulement les orthophonistes. Le décret du 09 août 2017 (...) qui reconnaît donc la formation des orthophonistes de 5 ans a prévu deux temps : 

-Le premier, au 1er septembre 2017, cinq professions de rééducation dont les orthophonistes ont été reclassés de la catégorie B à la catégorie A. (...)

-A compter du 1er janvier 2019, (...) les orthophonistes bénéficieront d'un second reclassement indiciaire au niveau d'une grille supérieure aux autres professions." 
Mme Agnès Buzyn: "Ce résultat (...) permet des gains individuels et des perspectives de carrière non négligeables pour l'ensemble de ces professions que par ailleurs je recevrai au mois de mai prochain"


Lien de la vidéo pour aller écouter la réponse de la Ministre dans sa totalité: https://www.youtube.com/watch?v=RRiiDiLfl-0&feature=youtu.be

5 AVRIL 2018 : Dialogue entre les orthophonistes et le gouvernement

A l'occasion du lancement du 4e plan autisme, Emmanuel Macron, Agnès Buzyn (Ministre des solidarités et de la santé) ainsi que Sophie Cluzel (Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des Personnes handicapées) se sont rendus au CHU de Rouen. 

 

Les présidentes du Syndicat régional des orthophonistes de Normandie et du SOSM (Syndicat départemental du 76) Christel Helloin et  Camille Lelièvre ont obtenu une audience auprès de Mr Yann Bubien, directeur de cabinet adjoint de Mme Buzyn.

Mr Bubien a écouté attentivement les problématiques des orthophonistes sur la réponse à la demande de soin et l'urgence de la situation, il s'est engagé à faire avancer le dossier et à ce que la présidente de la FNO soit reçue par Mme Buzyn.

29 MARS 2018 : "Journée morte de l'orthophonie"

Cette journée faisait appel à une mobilisation massive. Ainsi, l'ensemble des CF ont manifesté à leur manière localement. Certains CF se sont regroupés pour plus d'impact. C'était le cas de Limoges et Bordeaux ainsi que de Tours et Paris. 
Cette action a été relayée par de nombreux médias.

 

A Tours :

Les orthophonistes et étudiants en orthophonie tourangeaux sont montés sur Paris en bus (location de deux bus). 

Nous avons donc rejoint les quelque 100 parisiens déjà présents sur les lieux de la mobilisation, aux pieds du ministère des solidarités et de la santé. 

Pendant qu'un petit groupe négociait pour être reçu par le ministère (ce qui lui a été refusé plusieurs fois), le reste des étudiants et orthophonistes donnaient de la voix afin d'être entendus. Une délégation de 11 personnes a finalement été reçue par la DGOS. Nous avons fait en sorte que cette délégation représente étudiants et professionnels parisiens et tourangeaux de manière équitable, mais malgré cela, les tourangeaux étaient majoritaires.

La demande au préalable avait été faite pour que 12 personnes soient reçues par une personne du ministère. Ce n'est donc malheureusement pas ce qui a eu lieu, mais ce que l'on retient tout de même de cette journée, c'est d'avoir pu exposer notre problème, et de n'avoir rien lâché. Nous préparons un après, sans pour autant savoir vraiment en quoi il consistera.